Index   Primitifs
Peinture religieuse

Ecole de Bologne

Le gothique international (idéal de raffinement qui se répand dans toutes les cours d'Europe) est utilisé par VITALE DA BOLOGNA (Couronnement de la Vierge) pour représenter le paradis. Le drapé du vêtement de la Vierge est dessiné par de l'or disséminé.

 

Le Maître de 1333 (Crucifixion) insiste plus sur le caractère émotionnel de la Passion. Il faut faire partager la douleur du Christ. Pour cela, le crucifié a un corps extrêmement effilé, Madeleine pleure et la Vierge perd de son austérité habituelle et commence à se pâmer de douleur.




On peut constater que les têtes des bourreaux ont été égratignées au couteau par les fidèles, ce qui témoigne du rapport physique et émotionnel entretenu alors avec l'oeuvre.

 

Le volet gauche du retable est occupé par une Vierge de Miséricorde. Sous son grand manteau, elle abrite toute la société. Les voiles avec lesquels certains personnages se bouchent le nez évoquent les épidémies dont on souhaitait se protéger. Il s'agit d'une image apotropaïque (destinée à protéger) lié à un culte superstitieux.